Reflexion sur la gifle

gifle

La loi interdit désormais aux parents de mettre des gifles à leurs enfants. Cette loi a fait parler d’elle car les réactions ont été nombreuses.
J’ai récemment vu passer un commentaire sur le sujet et j’ai souhaité partager ma réponse à ce commentaire ici car je trouve que le sujet en vaut la chandelle.

Avant d’aller plus loin, on va préciser que le commentaire en question faisait allusion à l’implication du gouvernement français qui entre un peu trop dans les familles. Donc précisons que la France est signataire de la Charte européenne des droits sociaux.
Pour ne pas avoir interdit plus tôt la gifle aux enfants, la France a déjà été « condamné ».

Au passage, je vous invite à aller voir du coté des pays où la gifle est interdite depuis quelques années. Ça fait réfléchir.

Revenons à notre commentaire. La personne n’était donc pas d’accord avec cette loi. Cela ne regarderait pas le gouvernement. Je pense malheureusement que si. Je dis « malheureusement » car devoir en arriver à faire des lois pour quelque chose de tellement évident…. BREF. Un enfant qui reçoit trop de gifle va surement être content de pouvoir aller se plaindre quelque part. Cela regarde donc le gouvernement au même titre que lorsqu’un homme frappe sa femme chez lui, dans sa maison, cette dame pourra aller porter plainte pour violence. On ne l’enverra pas dehors en lui répondant « c’est dans le foyer familial madame, ça ne nous regarde pas ». Fort heureusement.

Personnellement, je trouve qu’un discours constructif (qui peut durer longtemps certes) a bien plus d’effet qu’une gifle pour faire comprendre à un enfant qu’il est dans l’erreur. La gifle ne traduit qu’une seule chose, une perte de contrôle et d’argument de la part des parents donc de crédibilité. Et la crédibilité d’un parent pour un enfant, c’est un pilier dans son monde.

Mes parents étaient prêts à me tenir des discours de 3h pour une connerie de jeunesse et qu’est-ce que c’était chiant… Bien plus qu’une gifle sur le plan « lourdingue ».

La différence de résultat :
– Avec une gifle > J’étais démotivé de refaire ladite connerie car je sentais que je pouvais m’en reprendre une en pleine face. Toutefois l’envie de recommencer était quand même là. La gifle n’a jamais gommé l’excitation de l’interdit, de faire quelque chose de « mal ».
– Avec un long discours chiant mais argumenté > J’étais démotivé de refaire ladite connerie car je sentais que j’allais me retaper un discours de 3h dans ma chambre. Par contre, l’envie de recommencer était bien moindre parce que j’avais compris que c’était mal.

Le long discours a cette différence qui n’est pas des moindres. Il sait faire comprendre en démontrant que faire le mal, ce n’est pas excitant, ni bien, ni amusant. C’est juste une connerie point.

On appelle ça l’éducation. Évidemment pour bien la faire, il faut s’en donner les moyens. Après un long discours argumenté, si je sentais l’envie de refaire une connerie, un autre sentiment m’envahissait rapidement : Le malaise. Ce malaise qui avait pour effet de m’empêcher de faire la dite connerie. Ce n’est pas de l’auto-censure avec un pseudo formatage. C’est juste de l’éducation. L’auto-censure, ça s’applique sur quand on s’empêche de faire des choses neutres ou positives. Quand on s’empêche de faire des bêtises, c’est qu’on réfléchit  ses actes et aux conséquences pour nous et pour les autres.

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Certes, beaucoup de parents vont trouver ça malheureux pour eux. Leur autorité va être mis à rude épreuve, d’autant plus que prendre le temps d’éduquer ses enfants est quelque chose de bien difficile avec notre époque. On voit que beaucoup laisse cette part de responsabilité aux profs etc… C’est pourquoi il faut réfléchir avant de faire des enfants. Je précise cela car beaucoup font des enfants parce qu’il « faut en faire ». C’est dans l’ordre des choses et c’est la nature après tout. Oui mais non. Je ne dis pas de ne pas faire d’enfant au contraire. Faites des enfants c’est bien et c’est magnifique. Cependant, il serait bon que certains réfléchissent un peu plus à la question et aux conséquences. Faire des gamins et scotcher la TV en laissant de coté l’éducation pour en arriver à donner des baffes à longueur de journée pour résoudre un conflit. Bon…

Je me suis pris des baffes et je n’en suis pas mort. Je me suis souvent dit que certaines étaient même bien méritées. Pourtant, un long discours argumenté aurait été une punition bien plus gênante pour moi du fait de la durée et surtout, toujours plus productif. J’ai des amis sur qui les parents n’ont jamais levé la main. Ça me choquait d’entendre ça quand j’étais plus jeune. Je voyais cela comme quelque chose d’incroyable. Et pourtant la preuve est là. On peut et on doit éduquer ses enfants sans jamais avoir à lever la main sur eux. Penser l’inverse, c’est là le vrai danger.

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1 réflexion sur « Reflexion sur la gifle »

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