J’ai un Shaarli

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Ça faisait pas mal de temps que je comptais me faire un Shaarli.

A la base, en faisant les formats Cafoutch, je voulais regrouper tout un tas de chose qui m’intéressait afin de le partager avec un petit avis sur le sujet. Mais bien souvent, la flemme de me connecter sur le blog, faire un truc avec une mise en page, ne pas du tout penser à poster sur le blog, toutes ces raisons font que je zappe trop souvent de partager des choses/sujets qui me tiennent à cœur ici.
Par contre, je pense bien plus facilement à poueter (Mastodoooooon) instinctivement. Oui, j’arrête quasiment Twitter car Mastodon me convient amplement (tout comme Diaspora mais plus pour un autre usage).
Et c’est là que Shaarli entre en scène !

Shaarli, c’est développé par Sebsauvage, c’est gratuit, open source, et c’est écrit en PHP. La fonction principale est que c’est une sorte de marque page en ligne. Plus précisément, un logiciel de partage de liens.
Vous pouvez y ajouter des commentaires, choisir de mettre des liens en privés ou non et ajouter des tag. Framasoft propose une instance qui permet aussi de faire des recherches par jour pour mieux s’y retrouver.
Concrètement comment ça marche, ben comme ça :

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On glisse simplement le bouton dans sa barre marque page. (Capture par Sebsauvage)
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On clique sur le bouton de partage et voilà votre lien enregistré 🙂 (Capture par Sebsauvage)
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Ma page Shaarli ressemble à ceci

Il existe également un réseau social « Shaarlo » pour les utilisateurs de Shaarli. Pour le moment, j’ai déjà Mastodon qui me va parfaitement et, qui me fait déjà perdre bien trop de temps ! Merci certains utilisateurs hein ❤

Shaarli peut s’installer sur son propre serveur mais comme je suis une ouiche dans ce domaine, je préfère ne pas encore me lancer dans l’installation sur mon petit serveur (J’y vais à tâtons en terme de serveur avec le RaspberryPi).
Mais encore une fois, Framasoft est là ! Alors en attendant de recevoir ma brique (\o/), je me suis fait un compte sur leur instance Shaarli qui s’appelle MyFrama. Au passage, si vous utilisez leurs services, n’hésitez pas à faire un ptit don à l’association 🙂

Une fois la brique apprivoisée, je pense que je me ferai mon instance assez rapidement.

Du coup je dispose maintenant de mon compte shaarli sur une instance Framasoft et c’est très bien ! Ça remplacera désormais les formats Cafoutch.

standards

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Connecter son Raspberry Pi à son ordinateur sans internet pour communiquer avec et l’alimenter

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Se connecter en SSH à son raspberry pi, c’est quelque chose que tout utilisateur apprend à faire dès ses premières utilisations. Pas besoin de clavier, souris, ou d’écran pour pouvoir naviguer sur sa carte préférée et ça devient vite une habitude. La particularité, c’est que nous avons besoin d’un réseau. Et sans réseau, comment fais t’on ? (Parce que oui, j’ai des coupures de réseau en ce moment)

Une solution pour connecter son Raspberry pi à son ordinateur sans utiliser un réseau local ou externe, est l’utilisation d’un convertisseur USB vers TTL série (autrement appelé câble console). Ce connecteur a la particularité d’alimenter en même temps votre framboise et est super simple à mettre en place. Pas besoin de réseau ni de câble d’alim branché à une prise, génial non ? On peut aussi utiliser un cable RJ45 croisé avec une alimentation classique pour votre pi, mais j’en parlerai sur un autre tuto.
A noter, sur un Raspberry Pi 3, il semblerait qu’il faille désactiver le Bluetooth pour réactiver la console série. Merci à Nikko pour l’info. Perso, j’ai testé sur un Pi2 et un B+.

connecteur
Convertisseur USB vers TTL

Pour cela, vous aurez besoin d’un terminal (Putty sous Windows) et éventuellement d’un driver à télécharger si vous utilisez Mac ou Windows. Sous GNULinux, pas besoin, c’est inclus :).

Configuration :

Depuis Raspbian Jessie, il faut modifier si ce n’est déjà fait, le fichier config.txt. Il suffit de placer la carte sd de votre pi dans votre ordinateur et d’éditer le fichier en rajoutant en dernière ligne : enable_uart=1
C’est également faisable depuis votre pi avec la commande « sudo nano/boot/config.txt » et d’ajouter à la fin : enable_uart=1

Ensuite les drivers (pour OSX ou windows).
Pour les utilisateurs OSX, il faut installer ce driver en sélectionnant celui qui va bien avec votre version d’OSX. Toutefois, si le câble console que vous avez acheté date un peu, vous devez installer ce driver. Pas d’inquiétude, dans le doute, téléchargez les deux drivers. Ça ne posera aucun problème.
Pour les utilisateurs windows, même chose. Installez ce driver ou celui ci si votre câble date d’avant 2016-2017. A noter qu’il semblerait y avoir des soucis parfois avec windows 8… N’utilisant pas windows, je ne peux pas vous aider plus la dessus :/

Sous Linux, ce serait plutôt rare mais il semblerait que certaine distribution comme Ubuntu 12.10 n’utilise pas la commande « screen ». Pour vérifier, il suffit de tester la commande dans un terminal. Si un message d’erreur apparait, il faut simplement l’installer « sudo apt-get install screen ».

Branchement :

Le câble console dispose de 4 broches qu’il faut brancher sur les pins du GPIO :
– Le rouge correspond à l’alimentation (Power).
– Le noir à la masse (Ground).
– Le vert à à l’émission (TXD)
– Le blanc à la réception (RXD)

GPIOplanATTENTION : Le câble rouge d’alimentation va alimenter votre Pi. Il est obligatoire de ne pas surtout brancher votre raspberry pi sur son bloc d’alimentation USB classique à une prise ! Il ne doit pas y avoir 2 alimentations différentes, sinon, vous allez tout cramer ! Vous êtes prévenus. Oubliez le cable d’alimentation que vous utilisez en temps normal !

C’est l’heure du branchement.
Le câble vert d’émission (TXD) se connecte sur le pin 8.
Le câble blanc de réception (RXD) se connecte sur le pin 10.
Le câble noir, la masse (Ground) se connecte sur le pin 6.
Le câble rouge d’alimentation (Power) se connecte sur le pin 2.

Une fois cela fait, vous pouvez brancher le câble USB à votre ordinateur.

Votre Pi s’allume.

GNULinux : Ouvrez maintenant votre terminal et entrer la commande suivante :

sudo screen /dev/ttyUSB0 115200

Faites entrée 2 fois et vous pouvez vous connecter avec votre nom d’utilisateur Pi et votre mot de passe (par défaut : raspberry)

Pour Mac, ouvrez votre terminal puis entrez la commande pour une recherche :

ls /dev/cu

Appuyez sur Tabulation 2 fois histoire que le terminal vous réponde une liste.
Ex : cu.PL2303* ou cu.usbserial

Faites ensuite la commande en vous adaptant à la réponse obtenue :

screen /dev/cu.usbserial 115200

Faites entrée 2 fois et vous pouvez vous connecter avec votre nom d’utilisateur Pi et votre mot de passe (par défaut : raspberry)

Pour Windows, je vous renvoie sur cette page (anglais) ou celle ci en français (n’ayant pu tester, je ne préfère pas m’avancer plus). Je n’ai pas de VM windows sous la main. La méthode a l’air très simple pour finir aussi. Dès que j’aurai installé une VM windows, je penserai à mettre cette partie à jour 😉 Mais je pense que vous arriverez à terminer facilement en suivant les liens (c’est un jeu d’enfant).

Voilà, vous êtes maintenant connecté à votre pi directement en USB sur votre ordinateur et ce, même en cas de coupure internet !

L’avantage ici est qu’on utilise un seul câble. Le désavantage est qu’on utilise certaines Pin du port GPIO. Une autre solution consiste à utiliser un câble RJ45croisé et un câble d’alim classique et de faire un partage de connexion. On en parle la prochaine fois 🙂

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Source

Podcast : Le comptoir secu

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S’il y a une chose que j’aime faire quand je bricole ou que je me fais à manger, c’est bien écouter un podcast. J’apprécie le format. C’est simple, efficace et ça ne demande pas de regarder comme on le fait avec une émission.

J’essayerai donc de partager certains des podcast que j’écoute régulièrement et pour commencer, on va prendre le très bon Comptoir Sécu.

Le Comptoir Sécu, c’est une émission qui traite des enjeux de la sécurité informatique.
L’équipe y aborde des sujets variés tels que l’explication de faille, de sécurité, un brin d’actualité également. On nous présente différentes façon de se protéger ou d’utiliser sa machine mais les sujets peuvent aussi dériver pour présenter des outils alternatifs avec le pour et le contre.

Les émissions durent environ une heure. Depuis peu, une version vidéo existe via Youtube sinon vous pouvez retrouver l’émission au format mp3 qui est désormais un format libre depuis le 23 avril 2017 !

En bon professionnelle, l’équipe insère des liens sur le site pour aller plus loin dans le détail si un sujet vous a plu.

Bref, je recommande ce podcast à fond. Si vous n’êtes pas connaisseurs du numérique, l’émission pourra par moment vous sembler complexe mais n’ayez crainte, on y aborde de tout. Comme je le répète souvent, le numérique est arrivé avec une vitesse folle et nous n’avons pas vraiment eu d’éducation en terme d’éducation ou de recul. Donc même si vous êtes débutant, essayez donc d’écouter une émission avant d’avoir peur.

https://www.comptoirsecu.fr

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Apprendre à coder avec Scratch

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Scratch, c’est LE truc qu’il vous faut pour apprendre les bases du code à vos enfants.
Vous pouvez créer votre propre jeu vidéo ou faire tout simplement une vidéo avec des animations.

Scratch se présente sous forme de bloc à assembler entre eux en les glissant simplement dans une zone de travail. Niveau simplicité, on a rarement fait mieux et ça a le luxe de faire comprendre la logique qui se cache derrière la plupart des langages. Ici, on ne s’arrache pas les cheveux. C’est orienté pour des enfants de 5 à 7 ans donc même si vous n’y connaissez rien du tout en programmation, vous n’avez plus d’excuse pour avoir détourné le regard 😀

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L’outil est gratuit et est disponible en français donc vous pouvez dès maintenant le télécharger sur le site officiel. On peut s’amuser en ligne ou hors ligne, n’hésitez pas à faire une session avec des petits ou en famille. Même votre grand père, d’habitude réticent à l’informatique, s’émerveillera devant un monde bien souvent décrié comme de la magie obscure (oui j’en fais des caisses mais c’est sincèrement vrai..)

Comble du bonheur, il existe tout un tas de tuto sur internet plus ou moins ludique.
On en trouve sur le site officiel mais scratch est tellement populaire dans l’éducation, qu’on en trouve également sur plein d’autres sites !

Par exemple à noël, l’équipe du moteur de recherche Qwant a proposé un concours (un vrai ! Pas un truc ou il faut juste liker et partager la page…).
Le but était de réaliser un petit jeu vidéo avec chaque jour, un objectif à remplir. Un jeu calendrier de l’avent !
Idéal pour apprendre simplement avec un rythme soutenu. Alors je vous vois venir, Noël c’est passé depuis quelques mois mais, tout est encore disponible en ligne. On a droit à une vidéo avant les cours, et tout les fichiers nécessaires (fond d’écran du jeu, décors, personnages etc) sont mis à disposition. Évidemment, tout est personnalisable si vous le souhaitez ! Tout est indiqué pour avancer pas à pas.
Vous pouvez réaliser votre jeu en ligne en vous faisant un compte sur le site ou carrément télécharger Scratch (qui est gratuit) et faire votre jeu chez vous, avec vos enfants.

Autre exemple, le site Code.org propose tout un tas de tuto. Beaucoup sont en anglais mais si la langue vous rebute, certains tuto sont en français.
Pourquoi ne pas essayer les premiers tutos disponibles, notamment avec l’univers de Star Wars ? C’est ludique et s’amuser à programmer R2D2 ou C3PO, c’est quand même le genre de délire qui va plaire assez facilement aux petits comme aux plus grands 😉

scratch

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Enfin un autre exemple qui devrait plaire à la plupart. Vu l’énorme succès de Minecraft, c’était inévitable de passer à coté (pourtant j’étais passé à coté tiens ! Merci Samuel)

minecraft

Je vous invite donc à télécharger Scratch pour le tester avec vos petits (ou pour vous même) et à faire passer le message 🙂

Scratch est développé par le groupe Lifelong Kindergarten auprès du MIT Media Lab.
Le soft est sous licence CC-BY-SA 2.0 license. Les équipes encouragent les gens à s’approprier Scratch, le diffuser et à le faire connaitre dans le monde, et ça marche plutôt bien. C’est disponible dans plus de 40 langues (rien que ça).
Ps : Je l’avais évoqué à l’époque sur mon ancien blog en parlant du projet Raspilearn.

Cassini, la fin d’une aventure extraordinaire

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Toutes les bonnes choses ont une fin.

Aaaah Cassini…
Cassini-Huygens, c’est certainement la mission spatiale que j’affectionne le plus parmi toutes.
Déjà tout petit, Saturne est la première planète que j’ai pu voir à travers mon télescope. A l’époque, j’ai pleuré devant ce joyaux stellaire. Saturne, c’est le « joyaux » du système solaire. Sincèrement, si vous avez l’occasion de regarder à travers un télescope (même bas de gamme), ne passez pas à coté de l’opportunité de zieuter la géante gazeuse. Plus que n’importe quelle autre planète, Saturne et ses anneaux font rêver.

A son arrivée en orbite autour de Saturne en 2004, la mission Cassini nous a offert tout un tas de clichés plus fous les uns que les autres.
Quand le vaisseau Huygens s’est posé sur Titan, j’étais dingue. Une lune avec une atmosphère, des lacs, des montagnes ! Juste dingue 🙂 Allez donc faire un tour ici ou pour voir des clichés que le vaisseau nous envoie de Titan 🙂
Vous pouvez aussi écouter le son enregistré par le vaisseau Huygens lors de sa descente à travers l’atmosphère de Titan. C’est que du vent hein. Mais moi ça me fait planer… C’est le vent… De Titan ❤
Au fil des années, les clichés que la sonde nous a envoyé m’ont toujours émerveillé et entre 2 clichés, voilà que Cassini nous offre les geysers de glace d’Encelade
Grandiose, je crois que c’est le mot qui va bien.
Cassini nous a permis de mieux comprendre les anneaux de Saturne, d’observer ses lunes, de découvrir des mondes d’eaux enfuient sous de la glace avec potentiellement de la vie la dessous bref, une richesse culturelle et scientifique. Résumer tout ce que la mission nous a apporté est vraiment trèèèèès long. Et on a toujours pas compris vraiment son curieux cyclone en forme hexagonale à un de ses pôles…

Après plus de 10 ans de missions (sans compter le trajet), Cassini est en train d’épuiser ses dernières ressources. La mission va bientôt s’achever. Cassini est maintenant en train de passer entre Saturne et ses anneaux. Ses premiers passages se sont superbement bien passés.
Vous pouvez d’ailleurs suivre en temps réel la progression de Cassini à travers les anneaux de Saturne sur ce site.
Suivant l’histoire de Messenger l’an dernier avec Mercure, Cassini elle, finira ses jours dans l’atmosphère de la géante gazeuse.

L’Etoile Noir (Mimas) existe, et c’est Cassini qui nous l’a montré !

Nan mais c’est trop triste 😥
Je veux pas !

Sincèrement, merci à toutes les équipes qui ont bossé sur le projet. La mission Cassini-Huygens a clairement fait rêver toot une génération et continuera encore grâce à tout le savoir qu’elle nous a apporté et nous apporte encore.

Je vous invite à aller faire un tour sur la page wikipedia de la mission ou sur la page officiel sur le site de la NASA (anglais) ou encore sur le site du CNES.

Et en cadeau, voici une page de gif venant de la NASA.

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