Groupama, FFDN et confiance

 

Cet article est une réponse/avis suite à ce post, suivit de ce post, le tout partant de ce post. (ça commence bien hein ? :p)

Internet, fer de lance du marché de la surveillance !

Groupama (assurance/banque) souhaite agrandir son domaine de surveillance digitale numérique (la surveillance ça rapporte gros). En tant qu’entreprise, ça parait logique de vouloir se faire plus d’argent et personne n’y voit de problème, sauf peut être les gens luttant ou militant contre la surveillance de masse.

Afin étendre ses parts de marché, Groupama se creuse un peu les méninges et trouve une idée ! L’entreprise/assurance/banque a l’idée de viser des zones encore « vierges ». Il faut comprendre « des zones où la surveillance est encore peut présente numériquement car peu accessible numériquement » (en gros, pas ou peu de débit internet).
L’idée est plutôt bonne. Ils seront les premiers sur place. Mais pour cela, il faut quelque chose, un réseau avec un bon débit.

Le débit, une histoire de zone

En effet, la France se divise un peu en plusieurs zones en termes de réseau internet. Il y a les zones bien couvertes, et il y a… Les autres. Celles oubliées.
Ces zones très peu couvertes (voir pas du tout) sont pour le moment « épargnées » par certaines pratiques numériques du fait de leur « isolement » numérique.
Il faut donc y déployer un internet plus rapide, plus efficace, afin que Groupama puisse y déployer ses outils et donc agrandir ses caisses.

En France, quand on parle de déployer de l’internet, on pense souvent à Orange. L’opérateur suprême. Et effectivement c’est un peu beaucoup lui qui décide si oui ou non, il y aura du réseau bon débit ou pas. L’état a bien son mot à dire maiiiiis c’est un poil plus compliqué que cela et ce n’est pas le sujet du jour. Retenez juste que c’est Orange qui fixe les règles.

De temps en temps, Groupama bosse avec Orange. Ils ont d’ailleurs créé ensemble l’Orange Bank, dont Orange est actionnaire principal.
Groupama et Orange sont donc partenaires sur certains projets.
Nous avons vu plus haut que pour que le plan de Groupama puisse se réaliser, il lui faut un internet avec du bon débit.
Pas de bon débit, pas d’efficacité sur ses machines de surveillance. Mais que fait Orange ?

Et oui tiens, que fait Orange ?
Ben Orange ne veut pas installer d’internet bon débit dans des petites zones. Les retours sur investissements sont négatifs (pas assez d’abonnés pour un coût de déploiement trop cher). C’est pour ça que vous avez du débit pourri en campagne, z’êtes content hein ?
Groupama pourrait demander à Orange de déployer de l’internet dans les zones non desservies ou mal desservies mais, comme indiqué plus haut, la réponse d’Orange est déjà connue : pas d’avantage économique.
Groupama est ainsi forcé de chercher d’autres solutions et fini par arriver sur… Les alternatives.

Et Groupama découvre les FAI associatifs et FFDN.

FFDN c’est quoi ?

La fédération FDN regroupe des Fournisseurs d’Accès à Internet associatifs se reconnaissant dans des valeurs communes : bénévolat, solidarité, fonctionnement démocratique et à but non lucratif; défense et promotion de la neutralité du Net.

À ce titre, la fédération FDN se donne comme mission de porter la voix de ses membres dans les débats concernant la liberté d’expression et la neutralité du Net.

Elle fournit à ses membres les outils pour se développer et répondre aux problématiques qui concernent l’activité de fournisseur d’accès à Internet.

Le FAI associatif, c’est donc un fournisseur d’accès à internet comme Orange. A ceci près que le FAI chez FFDN se donne une charte à respecter. Une charte éthique basée sur la neutralité du net et la liberté d’expression.
Quelle différence avec Orange ou Free, SFR et compagnie ?
Si Orange le souhaite, il peut brider votre connexion à netflix vers 18h. Si Free le veut, il peut brider la connexion à youtube. SFR peut, si il le souhaite, analyser votre navigation afin de revendre vos données à qui veut les acheter. Si Free ne souhaite pas que vous vous rendiez sur un site en particulier, il peut vous y « interdire » l’accès. Ils peuvent choisir de bloquer des protocoles. Etc etc. Bref, avec ses opérateurs, vous êtes consommateurs. Pas utilisateurs. Ses FAI choisissent ce qui est bon pour vous et ce qui ne l’est pas.
Avec un FAI associatif adhérant à FFDN, cela est différent car, justement, le but est l’inverse de ce genre de pratique.
Le FAI membre de FFDN qui intéresse Groupama essaye de déployer de l’internet dans ces zones « oubliés » volontairement par le grand Orange.

Le Deal : On vous donne un financement, comme ça nous on peut installer notre système de surveillance et vous, vous avez plein plein d’abonné avec un internet neutre qui nous a permis de fliquer qui le veut et tout le monde est content.

Mutation

Le problème est là. Moi qui vit dans une région bien desservie mais qui souhaite passer chez un FAI associatif membre de FFDN, comment va t’on me convaincre de signer chez FFDN plutôt que chez SFR ?
J’ai acquis la connaissance technique pour passer outre les censures/filtrages que peut m’imposer SFR alors pourquoi aller chez FFDN si l’argument qui me plaît disparaît pour une raison économique et dont le but final (même pas caché) est d’installer des boites noires chez les gens ???
Je souhaite passer chez FFDN pour des idées.
Dans les zones non desservies, la question ne se pose pas (ou moins). Si évidemment la seule solution est de signer chez FFDN pour avoir du réseau, on va pas chercher pas midi à 14h. Mais dans le cas inverse ?
Alors attention hein, un FAI associatif n’impose pas aux gens de ne pas adhérer à des réseaux comme instagram, facebook ou d’installer un tas d’IoT à la maison et co qui sont de vraies petites machines de surveillance de masse.
On peut être abonné chez FDN et avoir un compte facebook. Chacun est libre de ses actions, MAIS, et c’est là un point super important pour FFDN, le FAI associatif milite pour une neutralité et contre la surveillance.

Je suis d’accord avec Benjamin Bayart pour dire que tout les employés de Groupama ne sont pas des monstres sanguinaires assoiffés de sang et de données de vie privée. Comme lui, je trouve que dire cela est faux et insultant. Il y a évidemment des gens éthiques et soucieux de bien faire les choses avec le FAI associatif chez Groupama et fort heureusement.

Qu’en est il du supérieur ?
Là, on passe un palier. N’importe qui bossant dans une grosse boite sait très bien que plus on monte de niveau, plus on va devoir s’asseoir sur ses convictions. La vie de l’entreprise passe avant vos choix personnels. Et la vie de l’entreprise, plus elle grossit, plus c’est le fric. Et quand cette boite pèse des milliards…
Bref, plus on monte en grade et plus on se rend trèèèèès vite compte que la gentille personne tout plein de bonne volonté qui discute avec le FAI associatif n’est qu’un pion pour Groupama.

Qu’en est il de la motivation de Groupama pour son partenariat avec le FAI ?
> Le fric sur la vie privée des consommateurs.
Consommateurs qui sont la plupart du temps bien loin de saisir les enjeux que représente la vie privée. Et il faut bien plus qu’un discours de 2h pour expliquer tout ce que cela implique. On peut me faire dire que des personnes conscientes souhaitent effectivement vendre leur vie privée pour plus de confort sur l’instant (car oui c’est bien ça, sur le long terme, cela se transforme en contrainte).

Alors pour FFDN, militer contre la surveillance et la neutralité et se voir proposer un partenariat dans le but de développer la surveillance ???? Je n’arrive pas à voir en quoi cela est positif.
J’ose une comparaison :
Quand Mc Donalds te vend un hamburger avec sur la boite écrit en vert « ici nous luttons pour l’environnement » ou encore « cette viande vient de France, les boeufs sont élevés en plein air, on les caresse tout les jours, et on leur chante des chansons anti-stress. Ensuite, on les tue de manière tellement soft que même nous, on se demande si on ne va pas opter pour ce traitement en fin de vie ❤ » , n’est-ce pas prendre un peu les gens pour des cons ?

L’argument de Groupama « on a besoin de vous pour installer nos boites noires chez les gens et en échange, votre réseau est déployé en masse » n’est pas acceptable. Cela fout complètement en l’air le travail de confiance installé entre FFDN et leurs clients.
On peut y réfléchir longuement pour y voir les avantages et inconvénients.
Des partenariats avec des grosses entreprises sont possibles et apportent évidemment des avantages.
La vraie question est « A quel prix ? »
Quand Benjamin Bayart dit : « Oui on peut. Et même plus, on doit »
Je ne suis pas en désaccord.
En restant juste entre militant, les choses avancent lentement. Mais elles avancent, et proprement !
Ce n’est pas en participant à des accords de déploiement de réseau dont le but, affiché je le rappelle, est de surveiller ceux qui aujourd’hui n’étaient pas surveillable (oui j’invente des mots on s’en fout), qu’on arrivera à avancer toujours la tête haute.
FFDN ne pratique pas de l’écologie à la manière de Mc Do et ne doit pas le faire. C’est une force et je dirais même que c’est LA force argumentaire.
Tout n’est pas binaire j’en suis bien conscient.
Accepter un partenariat avec Groupama… Hum, sur ce coup, ce n’est peut être pas tout simplement le bon partenaire.

Désactiver le voyant rouge de la Picamera

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Petit tuto tout rapide.

Je m’amuse à faire des photos en mode automatique en ce moment avec un Raspberry Pi.
Le truc pas discret, c’est qu’à chaque fois, la LED rouge s’allume. En plus, si il y a un objet réfléchissant bien la lumière en face de la picamera (genre une vitre), vous allez avoir un bon gros point rouge sur vos photos ou vidéos.
Du coup, pourquoi ne pas la désactiver ?
Simple comme bonjour.

Il suffit juste de rajouter une ligne dans le fichier /boot/config.txt.
Pour cela :

sudo nano /boot/config.txt

Vous rajouter la ligne suivante tout à la fin :

disable_camera_led=1

Hop, un ctrl-x et on valide avec y ou o. On reboot le raspberry et voilà.
Si jamais vous souhaitez revenir en arrière, il suffit de remplacer le 1 par un 0. Simple comme bonjour.

Ensuite, il est possible de faire clignoter la LED de la caméra avec un peu de python.
Un petit tuto ici.
Une idée de projet ? Faire une caméra qui se déclenche automatiquement grâce à un détecteur de mouvement. Hop, la LED rouge s’allume pour signaler un enregistrement et voilà, on peut faire son journal intime tel un astronaute dans l’espace (oui ils tiennent souvent un journal dans les films. (En vrai aussi d’ailleurs)

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Connecter son Raspberry Pi à son ordinateur sans internet pour communiquer avec et l’alimenter

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Se connecter en SSH à son raspberry pi, c’est quelque chose que tout utilisateur apprend à faire dès ses premières utilisations. Pas besoin de clavier, souris, ou d’écran pour pouvoir naviguer sur sa carte préférée et ça devient vite une habitude. La particularité, c’est que nous avons besoin d’un réseau. Et sans réseau, comment fais t’on ? (Parce que oui, j’ai des coupures de réseau en ce moment)

Une solution pour connecter son Raspberry pi à son ordinateur sans utiliser un réseau local ou externe, est l’utilisation d’un convertisseur USB vers TTL série (autrement appelé câble console). Ce connecteur a la particularité d’alimenter en même temps votre framboise et est super simple à mettre en place. Pas besoin de réseau ni de câble d’alim branché à une prise, génial non ? On peut aussi utiliser un cable RJ45 croisé avec une alimentation classique pour votre pi, mais j’en parlerai sur un autre tuto.
A noter, sur un Raspberry Pi 3, il semblerait qu’il faille désactiver le Bluetooth pour réactiver la console série. Merci à Nikko pour l’info. Perso, j’ai testé sur un Pi2 et un B+.

connecteur
Convertisseur USB vers TTL

Pour cela, vous aurez besoin d’un terminal (Putty sous Windows) et éventuellement d’un driver à télécharger si vous utilisez Mac ou Windows. Sous GNULinux, pas besoin, c’est inclus :).

Configuration :

Depuis Raspbian Jessie, il faut modifier si ce n’est déjà fait, le fichier config.txt. Il suffit de placer la carte sd de votre pi dans votre ordinateur et d’éditer le fichier en rajoutant en dernière ligne : enable_uart=1
C’est également faisable depuis votre pi avec la commande « sudo nano/boot/config.txt » et d’ajouter à la fin : enable_uart=1

Ensuite les drivers (pour OSX ou windows).
Pour les utilisateurs OSX, il faut installer ce driver en sélectionnant celui qui va bien avec votre version d’OSX. Toutefois, si le câble console que vous avez acheté date un peu, vous devez installer ce driver. Pas d’inquiétude, dans le doute, téléchargez les deux drivers. Ça ne posera aucun problème.
Pour les utilisateurs windows, même chose. Installez ce driver ou celui ci si votre câble date d’avant 2016-2017. A noter qu’il semblerait y avoir des soucis parfois avec windows 8… N’utilisant pas windows, je ne peux pas vous aider plus la dessus :/

Sous Linux, ce serait plutôt rare mais il semblerait que certaine distribution comme Ubuntu 12.10 n’utilise pas la commande « screen ». Pour vérifier, il suffit de tester la commande dans un terminal. Si un message d’erreur apparait, il faut simplement l’installer « sudo apt-get install screen ».

Branchement :

Le câble console dispose de 4 broches qu’il faut brancher sur les pins du GPIO :
– Le rouge correspond à l’alimentation (Power).
– Le noir à la masse (Ground).
– Le vert à à l’émission (TXD)
– Le blanc à la réception (RXD)

GPIOplanATTENTION : Le câble rouge d’alimentation va alimenter votre Pi. Il est obligatoire de ne pas surtout brancher votre raspberry pi sur son bloc d’alimentation USB classique à une prise ! Il ne doit pas y avoir 2 alimentations différentes, sinon, vous allez tout cramer ! Vous êtes prévenus. Oubliez le cable d’alimentation que vous utilisez en temps normal !

C’est l’heure du branchement.
Le câble vert d’émission (TXD) se connecte sur le pin 8.
Le câble blanc de réception (RXD) se connecte sur le pin 10.
Le câble noir, la masse (Ground) se connecte sur le pin 6.
Le câble rouge d’alimentation (Power) se connecte sur le pin 2.

Une fois cela fait, vous pouvez brancher le câble USB à votre ordinateur.

Votre Pi s’allume.

GNULinux : Ouvrez maintenant votre terminal et entrer la commande suivante :

sudo screen /dev/ttyUSB0 115200

Faites entrée 2 fois et vous pouvez vous connecter avec votre nom d’utilisateur Pi et votre mot de passe (par défaut : raspberry)

Pour Mac, ouvrez votre terminal puis entrez la commande pour une recherche :

ls /dev/cu

Appuyez sur Tabulation 2 fois histoire que le terminal vous réponde une liste.
Ex : cu.PL2303* ou cu.usbserial

Faites ensuite la commande en vous adaptant à la réponse obtenue :

screen /dev/cu.usbserial 115200

Faites entrée 2 fois et vous pouvez vous connecter avec votre nom d’utilisateur Pi et votre mot de passe (par défaut : raspberry)

Pour Windows, je vous renvoie sur cette page (anglais) ou celle ci en français (n’ayant pu tester, je ne préfère pas m’avancer plus). Je n’ai pas de VM windows sous la main. La méthode a l’air très simple pour finir aussi. Dès que j’aurai installé une VM windows, je penserai à mettre cette partie à jour 😉 Mais je pense que vous arriverez à terminer facilement en suivant les liens (c’est un jeu d’enfant).

Voilà, vous êtes maintenant connecté à votre pi directement en USB sur votre ordinateur et ce, même en cas de coupure internet !

L’avantage ici est qu’on utilise un seul câble. Le désavantage est qu’on utilise certaines Pin du port GPIO. Une autre solution consiste à utiliser un câble RJ45croisé et un câble d’alim classique et de faire un partage de connexion. On en parle la prochaine fois 🙂

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Source

Podcast : Le comptoir secu

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S’il y a une chose que j’aime faire quand je bricole ou que je me fais à manger, c’est bien écouter un podcast. J’apprécie le format. C’est simple, efficace et ça ne demande pas de regarder comme on le fait avec une émission.

J’essayerai donc de partager certains des podcast que j’écoute régulièrement et pour commencer, on va prendre le très bon Comptoir Sécu.

Le Comptoir Sécu, c’est une émission qui traite des enjeux de la sécurité informatique.
L’équipe y aborde des sujets variés tels que l’explication de faille, de sécurité, un brin d’actualité également. On nous présente différentes façon de se protéger ou d’utiliser sa machine mais les sujets peuvent aussi dériver pour présenter des outils alternatifs avec le pour et le contre.

Les émissions durent environ une heure. Depuis peu, une version vidéo existe via Youtube sinon vous pouvez retrouver l’émission au format mp3 qui est désormais un format libre depuis le 23 avril 2017 !

En bon professionnelle, l’équipe insère des liens sur le site pour aller plus loin dans le détail si un sujet vous a plu.

Bref, je recommande ce podcast à fond. Si vous n’êtes pas connaisseurs du numérique, l’émission pourra par moment vous sembler complexe mais n’ayez crainte, on y aborde de tout. Comme je le répète souvent, le numérique est arrivé avec une vitesse folle et nous n’avons pas vraiment eu d’éducation en terme d’éducation ou de recul. Donc même si vous êtes débutant, essayez donc d’écouter une émission avant d’avoir peur.

https://www.comptoirsecu.fr

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Apprendre à coder avec Scratch

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Scratch, c’est LE truc qu’il vous faut pour apprendre les bases du code à vos enfants.
Vous pouvez créer votre propre jeu vidéo ou faire tout simplement une vidéo avec des animations.

Scratch se présente sous forme de bloc à assembler entre eux en les glissant simplement dans une zone de travail. Niveau simplicité, on a rarement fait mieux et ça a le luxe de faire comprendre la logique qui se cache derrière la plupart des langages. Ici, on ne s’arrache pas les cheveux. C’est orienté pour des enfants de 5 à 7 ans donc même si vous n’y connaissez rien du tout en programmation, vous n’avez plus d’excuse pour avoir détourné le regard 😀

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L’outil est gratuit et est disponible en français donc vous pouvez dès maintenant le télécharger sur le site officiel. On peut s’amuser en ligne ou hors ligne, n’hésitez pas à faire une session avec des petits ou en famille. Même votre grand père, d’habitude réticent à l’informatique, s’émerveillera devant un monde bien souvent décrié comme de la magie obscure (oui j’en fais des caisses mais c’est sincèrement vrai..)

Comble du bonheur, il existe tout un tas de tuto sur internet plus ou moins ludique.
On en trouve sur le site officiel mais scratch est tellement populaire dans l’éducation, qu’on en trouve également sur plein d’autres sites !

Par exemple à noël, l’équipe du moteur de recherche Qwant a proposé un concours (un vrai ! Pas un truc ou il faut juste liker et partager la page…).
Le but était de réaliser un petit jeu vidéo avec chaque jour, un objectif à remplir. Un jeu calendrier de l’avent !
Idéal pour apprendre simplement avec un rythme soutenu. Alors je vous vois venir, Noël c’est passé depuis quelques mois mais, tout est encore disponible en ligne. On a droit à une vidéo avant les cours, et tout les fichiers nécessaires (fond d’écran du jeu, décors, personnages etc) sont mis à disposition. Évidemment, tout est personnalisable si vous le souhaitez ! Tout est indiqué pour avancer pas à pas.
Vous pouvez réaliser votre jeu en ligne en vous faisant un compte sur le site ou carrément télécharger Scratch (qui est gratuit) et faire votre jeu chez vous, avec vos enfants.

Autre exemple, le site Code.org propose tout un tas de tuto. Beaucoup sont en anglais mais si la langue vous rebute, certains tuto sont en français.
Pourquoi ne pas essayer les premiers tutos disponibles, notamment avec l’univers de Star Wars ? C’est ludique et s’amuser à programmer R2D2 ou C3PO, c’est quand même le genre de délire qui va plaire assez facilement aux petits comme aux plus grands 😉

scratch

codeorg

Enfin un autre exemple qui devrait plaire à la plupart. Vu l’énorme succès de Minecraft, c’était inévitable de passer à coté (pourtant j’étais passé à coté tiens ! Merci Samuel)

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Je vous invite donc à télécharger Scratch pour le tester avec vos petits (ou pour vous même) et à faire passer le message 🙂

Scratch est développé par le groupe Lifelong Kindergarten auprès du MIT Media Lab.
Le soft est sous licence CC-BY-SA 2.0 license. Les équipes encouragent les gens à s’approprier Scratch, le diffuser et à le faire connaitre dans le monde, et ça marche plutôt bien. C’est disponible dans plus de 40 langues (rien que ça).
Ps : Je l’avais évoqué à l’époque sur mon ancien blog en parlant du projet Raspilearn.

Virer les pubs, recommandations, encarts dérangeants etc sur un site

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Suite à mon post sur les réseaux sociaux et l’importance de bien les choisir avec conscience, on m’a demandé s’il était possible d’enlever les publicités sur twitter ou facebook etc qui pourrissent l’expérience utilisateur. Je recommande d’aller sur Diaspora ou Mastodon mais ne gâchons pas une occasion d’expliquer comment virer ces pubs intrusives…
C’est assez simple donc on va pas trainer.

Tout d’abord, je recommande l’utilisation du navigateur Firefox. Pour votre vie privée, c’est mieux et c’est opensource. La communauté est actif et bref, prenez le point.
Téléchargez un bloqueur de pub. On prendra (le meilleur ?) UblockOrigin !
Cela à plusieurs avantages :
1- Vous ne voyez plus de pub et ça, c’est un bien fou. Si un médias vous plait, faites un don, mais faites vous plaisir : virez ces sales pubs…
2- Les pubs qui s’affichent, ça consomme de la ressource pour votre ordinateur ! En virant les pub, vous améliorez la durée de vie de votre machine.
3- Les pubs contiennent souvent des virus !
4- Les pubs sont des trackeurs qui permettent de vous profiler encore plus.
5- A cause du profilage, les pubs sont de plus en plus ciblé et vous incitent à acheter des choses dont vous n’avez pas forcément envie ni besoin ! Être maitre de ses achats, c’est important ! Stop au formatage de la surconsommation.
Bref, les pubs, c’est le mal et ça pollue. Si malgré l’utilisation d’un bloqueur de pub, certaines restent, pas de panique !

Une fois UblockOrigin installé, vous remarquerez déjà que les pubs disparaissent. Quel plaisir vous aurez à regarder des vidéos sur Youtube sans ces sales pubs.
Mais il y a mieux !
On va maintenant virer les encarts en trop ! Vous savez, les recommandations, les amis suggérés et autres bouses qui font que la page est juste un ramassis de rectangle avec tout et n’importe quoi.
Je m’explique. Ça, c’est une capture d’écran de mon compte Twitter en temps normal :

twitterpub

Maintenant, voyons voir la différence lorsque je bricole rapidement
twittersanspub
C’est tout de même vachement mieux non ?ubk
Vu le temps qu’on perd sur les réseaux, c’est un avantage de ne plus être pollué. On gagne du temps et c’est plus propre.
On peut faire la même chose sur facebook. Pour Twitter, j’ai simplement rajouté ces quelques lignes dans les paramètres de ublockorigin
twitter.com##.trends.module.Trends
twitter.com##.dashboard-right.dashboard
twitter.com/i/cards/tfw/*?advertiser_name=*
twitter.com/i/users/recommendations?*

Autre solution mais en manuel. Lorsqu’un encart ne vous plait pas ? Supprimez le !

Prenons en exemple cet excellent article d’Amaelle Guiton sur Macron et la cryptographie.
amaelleguitton
On va supprimer l’encart de partage et celui où l’on doit placer une adresse mail.
Hop, vous cliquez sur l’icône UblockOrigin et sur la pipette.
pipetteMaintenant, on va sélectionner sur l’article la partie qui nous embête. Une fenêtre va alors s’ouvrir et il faudra cliquer sur « créer ».
selection1selection2Et voilà le résultat !
voilaaaaVous n’avez plus qu’à vous nettoyer vous même votre internet !
En cas d’erreur, il suffit de retourner dans les paramètres de blocage d’UblockOrigin comme indiqué au début de ce post et de supprimer les dernières modifications.

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Sécuriser ses documents numériques avec Veracrypt

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C’est le début du mois et vous venez de recevoir votre quittance de loyer par mail ? Même chose pour la facture d’électricité ou du gaz ?
Machinalement, vous avez enregistré le document dans un dossier et vous l’avez laissé là à attendre on ne sait pas quoi ? Bien, nous allons voir comment faire pour que ce fichier soit illisible pour quelqu’un qui tenterait de vous chercher des noises.

Rassurez vous, il n’y a pas besoin de connaissance technique dans ce qu’on va voir et l’outil est à mettre dans les mains de tous, aussi bien la copine de boulot ou le grand père.

Vous connaissez le principe du dossier caché ? Bon, c’est bien mais un dossier caché, il est juste caché, pas protégé.
Le truc à faire, c’est de chiffrer le fichier. Ainsi, si on vous vole votre matériel, le voleur ne pourra lire que des dossiers illisibles. Déjà se faire voler son ordinateur ça fait mal, mais si en plus, on a des choses un peu sensibles (photo, mot de passe, facture, etc), la descente au enfer peut être rapide !
Pour éviter de chiffrer chaque fichier un par un, ce qui est clairement fatiguant et désagréable, il y a une solution simple, efficace et rapide : le conteneur chiffré !

 

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Veracrypt est un logiciel qui va permettre de créer un espace sur votre ordinateur qui va chiffrer de base tout ce que vous y insérez. Cet espace se traduit sous forme de dossier. Une fois chiffré, le dossier est illisible. Pour le lire, vous aurez besoin de lancer Veracrypt et une fois cela fait seulement, le dossier s’ouvrira normalement comme n’importe quel dossier de votre machine.

L’avantage de Veracrypt, c’est sa simplicité. Rapide, simple et pas besoin de connaitre le monde du chiffrement ou de la sécurité informatique. Veracrypt fait le taf de façon à ce que maman et papa qui ne sont peut être pas des spécialistes numériques puissent eux aussi avoir un espace propre et sécurisé pour y ranger leur documents privés.
L’autre avantage est aussi que vous pouvez utiliser Veracrypt depuis n’importe quel OS. En effet, celui ci fonctionne sous Linux, Mac et Windows.
Vous pouvez par exemple avoir un espace Veracrypt sur la carte SD de votre téléphone avec vos documents privés et les lire depuis l’ordinateur d’une autre personne. Il suffit simplement de lancer Veracrypt sur l’ordinateur.

Personnellement, je place tout un tas de chose dans mes conteneurs chiffrés : Facture, garantie, numéro de tel, papier important divers, et même un fichier texte avec mes mots de passe qui lui est doublement chiffré (au cas où je laisse Veracrypt ouvert par oubli). Le tout est copié sur mon tel et une clé USB en cas de vol de mon matériel.
Donc si vous voulez éviter qu’un méchant pirate vole et utilise à mauvais escients vos données : Veracrypt !

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